L’entreprise à bon dos

Posted: 8 avril 2018 by Ennelle

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Tout collaborateur de l’entreprise des bas fonds aux plafonds n’ont qu’un mot à la bouche pour dépersonnaliser les débats : l’entreprise. Alors nous lisons des phrases comme : “l’entreprise tue” ; “l’entreprise obligeait ses collaborateurs” ; “refonder l’entreprise”…

Dans un article paru dans Le Monde sur le conflit qui mine la SNCF, j’ai lu un titre qui va de nouveau dans le même sens !

Paroles de cheminots : « L’entreprise a divisé pour mieux régner »

Même ceux qui sont pris dans la nasse refusent inconsciemment de distinguer formellement les responsabilités des uns, des autres.

POURTANT, L’ENTREPRISE CE SONT LES HOMMES. LES HOMMES SONT L’ENTREPRISE.

En dépersonnalisant le débat, les hommes et des femmes ne prennent pas leurs responsabilités pour rendre l’environnement de travail meilleur pour les autres. Je pense que chacun de nous a le pouvoir et les moyens de rendre la vie et la journée de son collaborateur/collègue immédiat meilleure que celle d’hier. Ceci en m’intéressant à lui, en me préoccupant de ce que ma réaction, mes propos vont avoir comme impact sur lui.

J’ai le pouvoir en tant que femme, homme de l’entreprise d’identifier les faiblesses des uns, les difficultés de l’autre et de trouver des solutions avec lui est les acteurs dédiés aux ressources humaines.

Malheureusement, l’entreprise que dis-je ? Les hommes de l’entreprise ne valorisent pas la capacité de chacun à aider l’autre. Le système de compétition dans lequel nous vivons nous empêchent quand cela est essentiel, de poser des actes bienveillants.

Pourtant je suis persuadée, profondément persuadée que l’on obtient beaucoup avec de la bienveillance. Lorsqu’on crée un éco-système positif où chacun peut s’exprimer, trouver sa place vivre pleinement sa journée professionnelle, on arrive progressivement aux sommets de l’efficacité. Les informations et les situations sont limpides. Les décisions sont faciles à prendre. L’essor des CHO, Chief Happiness Officer a bien une explication.

Il est donc de notre responsabilité à tous de créer l’entreprise dans laquelle nous souhaitons vivre. Nous pouvons encore changer la donne sans pour autant mettre en péril la performance de nos écosystèmes en entreprise.

Chacun peut devenir à son petit niveau un Chief Happiness Officer.

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