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Hands from above ou la vocation de Peace Ahadji

Posted: 15 juillet 2017 by Ennelle

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Peace Vera Ahadji est Économiste du développement, spécialisée en santé internationale.

Métisse, née de parents togolais et ghanéen, sa vie change quand elle croise le chemin de Sarah pendant ses études supérieures au Burkina Faso.

Sarah, un bébé de quelques mois à peine, venait d’être admise à l’orphelinat. La vie n’aura pas été tendre avec cette petite fleur. En effet, Sarah est aveugle, atteinte du VIH et d’une maladie cardiaque.

Bouleversée par l’infortune de la petite Sarah, Peace se renseigne pour trouver une explication rationnelle à la détresse de ce petit être. La réalité est toute aussi violente à comprendre que la détresse de Sarah.

Peace & Sarah Sarah est née d’une mère schizophrène abandonnée dans la rue par sa famille en incapacité de faire face à cette maladie. Violée et elle tombe enceinte de la petite Sarah. L’histoire ne dit pas si elle a contracté le VIH pendant ce viol mais elle contaminera son bébé à la naissance. De manière inattendue, Peace plonge dans la réalité de personnes souffrant de maladie mentale en Afrique. Une situation critique et alarmante d’autant plus que très souvent, il n’y a pas de juste milieu entre la perception de la folie et la dépression en Afrique. Un seul mot désigne les deux mots par exemple dans la langue Ewé au Togo.

De plus, très souvent, cette dépression est associée à « la maladie du blanc » et ainsi donc à quelque chose de futile ou une incapacité du malade à faire face aux difficultés de la vie, à être résilient ! Le malade est ainsi très rapidement déconsidéré ou mis sur le ban de la société pour les cas les plus graves.

[blockquote text= »En Afrique, on a beau dire qu’on est solidaire mais la réalité est différente quand on parle de la dépression. Peace. » show_quote_icon= »yes » text_color= »#ffffff » background_color= »#1abc9c » quote_icon_color= »#ffffff »]

 

Souvent les états d’âmes des personnes dépressives n’intéressent pas vraiment leur entourage. Ils sont reçus soit par un silence soit par du mépris. Ainsi bien des parents se trouvent démunis et isolés face à leurs enfants dépressifs ou malades. Le sujet est tabou à tel point que ne sachant comment y faire face, les proches préfèrent l’occulter ou le gérer derrière les rideaux de la honte. L’ignorance, l’absence d’informations et l’incompréhension expliquent ces attitudes : quand les choses ne sont pas nommées, elles finissent pas ne pas exister pour ce qui ne sont pas concernés et même pour ceux qui le sont.

Effacés et parqués dans ces « no go zone » physiques ou virtuelles, nombre d’africains accumulent ainsi des douleurs morales, parfois physiques ; des questions sans réponses ; des doutes jusqu’au moment de l’implosion qui peut mener à la folie.

La sacerdoce de Peace naît donc de l’histoire de Sarah. Elle prend ainsi l’engagement de lancer une grande campagne de sensibilisation en Afrique afin de faire  de sensibiliser le plus largement sur la question. Son premier chantier est le Togo où elle lance l’initiative « Hands from Above ».

 

Une première étape de son projet est de faire témoigner des togolais sur leur perception de la dépression afin de libérer la parole sur le sujet. Ceci en faisant une petite vidéo pour en parler.

Le projet de Peace n’est pas une sinécure permettrait à ceux qui souffrent de ce mal d’y faire face et de trouver de réponses.

Je soutiens la démarche de Peace pour plusieurs raisons qui trouvent un explication dans les mots de Chimamanda NGOZI ADICHIE qui a souffert de ce mal :

[blockquote text= »Depression is something I have recognized since I was a child. It is something I have accepted. It is something I will have to find ways to manage for the rest of my life. Many creative people have depression. I wonder if I would be so drawn to storytelling if I were not also a person who suffers from depression. But I am very interested in de-mystifying it. Young creative people, especially on our continent, have enough to deal with without thinking, as I did for so long, that something is fundamentally wrong with feeling this strange thing from time to time. Our African societies are not very knowledgeable or open or supportive about depression. People who don’t have depression have a lot of difficulty understanding it, but people who have it are also often befuddled by it. C. N. ADICHIE » show_quote_icon= »yes » text_color= »#ffffff » background_color= »#1abc9c » quote_icon_color= »#ffffff »]

 

A suivre donc…

Ennelle

[vc_row row_type= »expandable » type= »full_width » text_align= »left » more_button_label= »Plus sur la dépression : articles de bloggeurs et définition OMS » less_button_label= »Fermer » button_position= »center »][vc_column width= »1/1″][vc_column_text]

Définition de la dépression par l’Organisation Mondiale de la Santé

La dépression est une maladie qui se caractérise par une tristesse persistante, une perte d’intérêt pour les activités qui, normalement, procurent du plaisir et une incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. On parle de dépression si ces symptômes sont présents pendant deux semaines au moins. En outre, la dépression se manifeste aussi, généralement, par les symptômes suivants : perte d’énergie, modification de l’appétit, insomnie ou hypersomnie, anxiété, difficultés de concentration, difficultés à prendre des décisions, agitation, sentiments d’inutilité, de culpabilité ou de désespoir, pensées autour de l’automutilation ou du suicide.

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